mercredi 3 août 2011

Retour en France

Après près d'un an de voyage, nous avons pris la décision de rentrer en France pour revoir nos familles.

Le samedi 16 juillet nous mettons Avanti dans la baie des Cyclones au Marin. Tout ce qui dépassait du bateau (voiles, panneau solaire, capote de descente, moteur hors bord, etc.) a été enlevé et stocké a l’intérieur.
Le bateau est amarre cul a la mangrove, avec nos deux mouillages a l'avant et quatre aussières qui partent de l’arrière du bateau pour finir attachées sur les troncs solides des palétuviers.

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Heureusement, Ben – un ami israélien rencontré en faisant du Kitesurf sur la cote est de la Martinique et qui bosse sur un Oyster 62 – est venu prêter main forte. Avec sa grande annexe nous avons tout juste pu caser toutes nos affaires que nous ramenons avec nous en France. Il nous a hébergé dans son yacht les deux derniers jours. Nous avons passé d'excellents moments avec lui. Il est d'une grande gentillesse et générosité.

Le lundi 25 juillet nous sommes a l’aéroport de Fort de France, prêts à embarquer pour un vol vers Paris Orly. C'est la fin de cette aventure avec Avanti. Nous avons partagés avec lui des moments très forts comme des moments durs. Il nous aura transportés sur plus de 6000 milles nautiques toujours en parfaite sécurité et sans avaries majeures malgré des conditions météo parfois dures.
Nous continuerons ce tour du monde sur un autre voilier dès que nous le pourrons. Gageons qu'il soit aussi marin qu'Avanti... le confort en plus!

Nous tenons a vous remercier tous d'avoir partagé avec nous cette aventure au travers de ce site web. On espère avoir pu vous transmettre au mieux ce que nous avons vécu.

Bon vent!

mercredi 15 juin 2011

Martinique

Après avoir passés une nuit à Deshaies en Guadeloupe, nous sommes arrivés le 14 juin à 17h00 en Martinique, à Grande Anse.
La traversée s'est bien passée malgrè les grains qui ont rythmé notre navigation. La descente était peu confortable puisque nous étions au près avec une houle très courte d'1,50 mètres.

Au sud de la Dominique nous avons eu la chance d'être accompagné par des dauphins. Nous n'en avions pas vu depuis le début de notre traversée de l'Atlantique. 
Lorsque nous avons commencé à longer les côtes de la Martinique nous avons aperçu trois cétacés dont le dernier était environ à 15 mètres d'Avanti. Malheureusement nous n'avons pas pu les identifier. C'est quand même incroyable de croiser ces animaux sur notre route.

Désormais nous profitons de la Baie de Grande Anse. Les tortues sont toujours là pour notre plus grand bonheur.

samedi 11 juin 2011

Depart pour l'ile de la Barbade

Nous quittons Antigua pour rallier la Barbade. La raison: nous devons obtenir nos visas B1 B2 pour les Etats Unis, et c'est l'ile des Caraibes la plus proche a proposer ce genre de service.
Malheureusement, c'est aussi l'ile la plus a l'est des Caraibes, nous allons devoir tirer des bords.
Nous allons peut etre faire des stops dans d'autres iles, dependant des conditions meteos.
On vous tient au courant!

jeudi 2 juin 2011

Antigua

Nous voilà de retour à Antigua depuis le 6 mai. Seb vient de passer avec succès son Yacht Master, nous voilà donc fin prêts pour trouver du travail sur un yacht privé et/ou charter. Malheureusement nous sommes trop tard en saison et tous les yachts sont partis vers la Méditerranée. Pas de panique, ils seront tous de retour dans les Antilles en novembre prochain.
D’ici là, nous allons tranquillement descendre vers le sud visiter les Grenadines puis se cacher de la saison cyclonique à Trinidad et Tobago.


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Depuis que nous sommes revenus à Antigua nous avons rencontré quelques équipages sympa à notre mouillage.
François : marin pêcheur de formation, il exerçait sa profession à Marseille. Il fait en ce moment un tour du monde à bord de son Amel Kirk et va essayer de trouver du travail au Canada dans sa branche. C’est la première fois que l’on rencontrait un pêchou-voileux, un gars bien sympa !




Jean-Pierre et Fanchon : couple belge, elle institutrice et lui prof en boulangerie-pâtisserie. Notre rencontre a été assez drôle. Pendant que nous faisions connaissance, Fanchon s’est exclamée : « Ah, mais c’est vous le jeune couple dans l’article dans Bateau Magazine ? ». Alors ça, ça nous a cloué !!!
En plus de leur métier, ils sont propriétaires d’une brasserie et fabriquent une bière nommée KOOL. Ils sont en ce moment partis pour la transat retour vers l’Europe.




Detter et Maribel : Detter est allemand, il navigue sur le même bateau que François. Son ex-femme l’a quitté avant de traverser l’Atlantique et il a rencontré Maribel pendant son séjour au Venezuela. Elle a décidé de quitter son boulot au Venezuela pour faire le tour du monde avec lui. Tour du monde qui risque d’être ralentit puisqu’ils viennent d’apprendre qu’elle est enceinte de jumeaux.










mercredi 18 mai 2011

Saint Kitts - Nevis

Saint Kitts et Nevis sont deux iles qui forment un Etat independant. Saint Kitts est la plus grande des deux iles et c'est au pied de la capital Basseterre que nous jettons l'ancre le 24 avril en fin de soiree. 

Pour la petite histoire, les iles de Saint Kitts et Nevis ont ete decouvert par Christophe Colomb en 1493 lors de son second voyage au nouveau monde.  Il donna le nom de son saint patron, San Cristobal, à Saint-Kitts, et celui de Nuestra Señora de las Nieves (Notre-Dame-des-Neiges) à l'actuelle Nevis, pour évoquer les brumes qui recouvraient l'ancien pic volcanique.

Le lendemain de notre arrivee, nous retrouvons Jean Philippe et Clara et partons a la decouverte de Basseterre. La capitale est deserte a part le port qui est bonde de monde. Les habitants de l'ile se retrouvent la pour feter Paques en organisant des jeux de kermesse dans les eaux pas tres propres du port. Les enfants jouent et les adultes dansent au rythme de la musique reggae. On retrouve une ambiance similaire au carnaval de la Dominique. 

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Dans l'apres-midi, nous prenons un taxico en direction de la Forteresse de Brimston Hill, site du patrimoine mondiale d'importance historique, culturelle et architecturale. Ce monument, admirablement concerve surplombe l'ile et offre une vue imprenable sur les iles qui entourent Saint Kitts. Il a ete concu par des ingenieurs militaires britanniques et construit et entretenu par l'endurance, la force et l'habilete des esclaves africains.
Sur le chemin du retour nous apercevons nos premiers singes en liberte. Ces singes, dit singes vert ont ete embarques comme animaux de compagnie a bord des navires negriers, il y a plus de trois cents ans.


Apres ces visites nous partons au mouillage a Whitehouse Bay. Un endroit tres agreable et calme ou nous nous regalons en randonnees aquatiques. Les fonds marins sont tres jolis et offrent une grande diversite de faune et de flore. 


C'est dans cette anse que nous faisons la connaissance de Paul, Dominique, Reini et Erika. Cette semaine au mouillage fut riche en recontres et repas! Malheureusement toutes bonnes choses ont un fin, Jean Philippe et Clara doivent repartir pour la Guadeloupe afin de preparer leur transat retour. Nous les quittons avec le coeur gros.

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Quelques jours apres nous partons pour Nevis en direction de Charlestown, qui est la capital. Nous ne sommes pas particulierement seduits par cette ile et decidons de rester seulement trois jours afin d'attendre des vents favorables pour notre retour a Antigua. Neanmoins, c'est ici que nous pechons nos premieres langoustes, un vrai delice!



mardi 17 mai 2011

Traversee de l'Atlantique

C'est avec quelques mois de retard que nous vous livrons des instants de notre traversee de l'Atlantique. Nous tenons a nous excuser pour ce retard mais depuis que nous sommes dans les iles, il nous est difficile d'avoir acces a une bonne connexion Internet. Ces prochains jours nous vous ferrons decouvrir les photos de Saint Kitts et Nevis ainsi que les videos.

L'ile d'Antigua nous accueille en ce moment pour la deuxieme fois jusqu'a la fin du mois. Nous pensons rejoindre vers le debut du mois de juin le sud des Caraibes afin d'echapper a la saison des cyclones et de decouvrir de nouvelles iles.



vendredi 13 mai 2011

Saint Martin

Nous jettons l'ancre a Simpson Bay - partie hollandaise de l'ile - le 4 avril a 5h30. Nous traversons dans la matinee le lagon afin de mouiller de nouveaux a Marigot Bay, dans partie francaise de l'ile.

Nous sommes venus a Saint Martin dans le but de passer le STCW95; un stage de survie, incendie et premiers secours. Nous avons en effet decide quelques mois plus tot de faire une pause dans notre voyage et de remettre notre caisse de bord a niveau. Pous se faire, nous voudrions trouver une position en tant que skipper et hotesse sur des yachts prives et/ou charter.

Saint Martin est une ile qui ne presente pas de grand interet si ce n'est pour les touristes assoifes d'appareils electroniques et bijoux detaxes.
Nnous avons quand meme apprecie les Mardis soirs animes de Grand Case. On y trouve barbecues geant, un marche artisanal mais aussi groupes musicaux, danseurs et un defile de carnaval a la fin. Nous y avons mange d'excellents ribbs et cuisses de poulet avec Jean-Philippe et Clara.

Toujours en compagnie de l'equipage de Romain II, nous sommes alles randonner dans la Reserve Naturelle Nationale de Saint Martin, en empruntant le entier des Froussards menant jusqu'a l'Anse Marcel. La randonnee etait tres agreable et la baignade d'arrivee une bonne recompense.

Le 24 avril nous levons l'ancre pour partir a la decouverte de Saint Kitts.

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samedi 7 mai 2011

Antigua

Les guides nautiques le disent, l’entree d’English Harbour ne se trouve pas facilement. Heureusement, les colonnes d’Hercule situees a droite de l’entree nous guident. Comme il y a trop de houle en mer pour demarrer le moteur hors bord, nous rentrons dans cet abri a la voile, puis affalons peu apres.
Nous jettons l’ancre le 30 mars a 14h30 dans Ordnance Bay, juste au dessus de Nelson Dockyard. La baie de English Harbour est tres jolie, avec une touche tres British grace aux batiments historiques restaures a la perfection.

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Sophie et Stephane - l’equipage d’Ortus - viennent mouiller pres d’Avanti peu de temps apres notre arrivee.
Le lendemain, nous avons la chance de monter a bord du Maltesse Falcon grace a Sophie qui connait Jeremy, un membre de l’equipage. Il a eu l’extreme gentillesse de nous faire visiter le superyacht de long en large et en travers pendant plus de deux heures.
C’était pour Seb un grand moment de decouvrir enfin en grandeur nature ce bateau qu’il avait tant vu sur les plans architecturaux dans les bureaux de Ken Freivokh. Quelle drole d’impression de rentrer dans une piece que l’on a vu tant de fois sur son ordinateur de travail!

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Plus tard, nous rencontrons Joe, skipper de Morgana (un voilier de 67 pieds amarre au quai de Nelson Dockyard) sur lequel il travaille a l’annee. Les proprietaires viennent a bord seulement pour naviguer pendant leurs vacances. Nous passons deux tres bonnes soirees sur son bateau.

Apres toute cette demesure, retour sur Avanti, notre fier voilier de 7.7 metres, plus petit meme que les annexes du Maltesse! Mais grace auquel nous avons déjà fait toute cette route depuis Southampton et qui nous a mene en securite par tout temps.

Il est temps de lever l’ancre, nous partons pour l’ile de Saint Martin.

samedi 23 avril 2011

Guadeloupe

Nous arrivons le 8 mars aux Saintes où nous mouillons à l’anse du Bourg. Le mouillage est saturé de bateau  et nous devons mouiller par 17 mètres de fond. Heureusement, notre mouillage principal est long de 80m, nous mouillons donc sans problème. Seb en profitera pour perfectionner son apnée et plongera jusqu’à 15m. Le soir, nous visitons le Bourg et assistons au Carnaval beaucoup moins animé que celui de la Dominique.

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Le lendemain, nous quittons les Saintes pour Pointe à Pitre. La navigation se fera en 7h avec une remontée au près serré. Nous appontons dans le lagon de la marina du Bas du Fort.
Le 10 en fin de journée, les parents de Maud atterrissent à l’aéroport de Pointe à Pitre. Nous partons en stop pour les accueillir. Nous sommes tous très heureux de nous revoir et avons 7 mois de bavardage à rattraper ! Les bagages récupérés et la voiture louée, nous voilà prêts pour passer 18 jours ensemble.
Les deux premiers jours, nous profitons de la voiture pour refaire le plein de nourriture dans un grand supermarché. Décathlon étant dans la zone commerciale, Seb en profite pour s’offrir tout le matériel nécessaire à la plongée sous-marine (Jo et Bernard offriront les palmes et la ceinture de plomb). En plus de pouvoir perfectionner son apnée il pourra désormais rapporter du poisson tous les soirs !
Visiter une île en voiture donne une toute autre vision qu’à la voile. Sans elle, nous ne pourrions pas explorer l’intérieur des terres et aller sur toutes les côtes qui ne sont pas forcement accessibles en voilier.
La Guadeloupe est divisée en deux parties, Grande Terre qui se situe à l’est et Basse Terre qui se situe à l’ouest. Grande Terre, plus plate, est beaucoup plus orientée vers l’agriculture (principalement canne à sucre) quant à Basse Terre, beaucoup plus montagneuse et humide, est plus tournée vers la randonnée et autres activités de découverte. Nous avons eu un coup de cœur pour Basse Terre même si l’une et l’autre proposent de jolies choses à visiter.
Voici ce que nous avons fait sur l’île :

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Plage du Bois Jolant : située au sud est de Grande Terre, non loin de Sainte Anne. Petite plage de sable blanc parsemé de cocotiers. Les eaux sont peu profondes et chaudes grâce à la barrière de corail située non loin qui offre un bassin protégé. Nous y goûterons au retour notre premier sorbet coco, excellentissime ! Le sorbet coco est très apprécié en Guadeloupe et est vendu au bord des routes. Il se compose en fait de lait concentré, de lait de coco, de citron vert, d’essence de vanille et d’amande, de cannelle et de muscade. Cette mixture est ensuite mélangée dans une sorbetière  combinant une cuve de métal elle-même enfermée dans un petit tonneau de bois contenant des blocs de glace cassés. Un fois mélangé à l’aide d’une manivelle le sorbet est servi dans des gobelets en plastique après.

Pointe des Châteaux : située à l’extrême pointe est de la Guadeloupe, la Pointe des Châteaux offre un paysage sauvage. Les roches ciselées sont incessamment battues par la houle du large. Non loin, on peut apercevoir l’île de la Désirade.

Sainte Rose : petit village paisible de pêcheurs. Nous observons nos premiers pélicans au vol lourd mais au plané majestueux à la surface de l’eau.

Saut de la Lézarde : randonnée de 2h aller-retour dans les montagnes de Basse-Terre. Les grains de la veille ont rendu le terrain boueux et glissant. Nous déambulant dans une forêt tropicale, humide et dense. Au bout de cette randonnée nous nous baignons au pied de la Cascade. L’eau est fraiche et vivifiante.

Marie – Galante : nous partons avec Avanti vers 9.00 du matin de la marina du Bas du Fort direction Saint Louis. A peine sorti du chenal un dauphin vient nager près d’Avanti. Les premières heures seront un peu laborieuses car dans la pétole mais très vite le vent propulse Avanti à 4-5 nœuds. Arrivé à Saint Louis nous débarquons et retrouvons avec émotions Lucien, l’oncle de Maud, qui est né et a grandi à Marie – Galante. Grâce à lui, nous passerons cinq jours formidables à visiter cette jolie petite île tranquille et préservée du tourisme. Nous serons aussi présentés à sa famille très accueillante qui nous aura fait découvrir plus encore le mode de vie créole.

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Pointe de la Vigie : pointe extrême nord de la Guadeloupe. Hautes falaises, belle vue sur l’océan.

Grand Etang : randonnée d’une heure autour d’un étang. Tout comme la randonnée du Saut de la Lézarde nous sommes plongés dans une belle forêt tropicale.

Nous avons également sillonné les routes de l’île et appréciés le marché très animé de Pointe à Pitre. Nous garderons un très bon souvenir de notre passage en Guadeloupe. Merci à Jo et Bernard d'être venus partager une escale avec nous.

mardi 5 avril 2011

Dominique

Cela faisait depuis Cascais au Portugal que nous n’avions pas vu Jean-Philippe et Clara. C’est le 6 mars dans la baie de Portsmouth en Dominique que nous les retrouvons. Nous sommes ravis de se revoir  et de se raconter nos aventures. Le soir de notre arrivée ils nous invitent à venir manger sur la plage où un BBQ est organisé pour tous les bateaux qui sont au mouillage par l’association des Boat Boys.
Le lendemain, vers 17h nous partons en ville assister au Carnaval. Tous les gens de Portsmouth, petits et grands, sont réunis et dansent d’un même pas autour de la caravane, un vieux camion des années 60, chargé d’enceintes et de son orchestre. Le son est tellement puissant qu’il nous fait vibrer le corps entier. Nous nous melons peu à peu à la foule et empruntons leur pas de danse.
Nous restons seulement trois jours ici car nous devons retrouver les parents de Maud qui arrivent en Guadeloupe. Le 8 mars nous levons l’ancre direction les Saintes.

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vendredi 1 avril 2011

Martinique - Rencontres

A force d’allées venues avec notre annexe que nous accrochions sur le grillage d’une maison en bord de mer, nous avons sympathisés avec leurs locataires : Henri, Judith (sa femme), Noé (leur fils), Brigitte (leur amie) et Dorian (le copain de Noé).
Nous avons passés d’excellentes soirées chez eux. En discutant avec eux, nous nous sommes aperçu qu’ils connaissaient très bien le journaliste qui a écrit une note sur nous dans le Voiles et Voiliers de mars. Le monde est petit !

Peu après le départ de Maëlle et Mick, de forts vents se sont abattus sur notre mouillage à Grande Anse. Les rafales ont atteins 55 nœuds ce qui était trop pour notre mouillage secondaire qui a lâché. Il faut dire que le câblot avait été endommagé sur du corail au précédent mouillage. Heureusement, nous mettons toujours un second mouillage en plomb de sonde par sécurité. Après la rupture du premier, le second a stoppé Avanti sans soucis. Nous étions cependant trop près du voilier mouillé derrière nous. Nous voilà donc obligés de démarrer le moteur, remonter le mouillage principal et remouiller plus haut. C’est une fois mouillé que nous avons rencontré Betty et Alex, les propriétaires du voilier mouillé juste derrière nous. Après cette petite aventure, ils nous inviteront à passer une soirée à bord de Brise Menue, leur voilier. Betty et Alex travaillent en Martinique depuis deux ans et ont acheté ce voilier ici afin de vivre à bord et naviguer entre les îles.

Deux jours après le coup de vent, nous avons essayé de récupérer le mouillage secondaire resté au fond de l’eau. Maud a réussi pour la première fois à décompresser ses oreilles et a pu descendre à 8 mètres de profondeur. Dans la foulée, elle prend la chaine d’ancre et remonte à la surface. Ce mouillage est pour la seconde fois sauvé grâce à elle !
Seb arrivera à son tour à décompresser avec succès et va devenir peu a peu accro à la plongée en apnée.

Un matin, lorsque nous nagions à la recherche des tortues, nous avons fait la connaissance de l’équipage de Métisse, un first 35. A son bord Marie et Jeff, accompagnés de leurs petits moussaillons Batiste et Louane sont partis pour une année sabbatique autour de l’Atlantique. Nous passerons d’agréables moments avec eux.

Le … mars nous partions pour la Dominique rejoindre Jean Philippe et Clara. Mais avant ça nous devions refaire le plein d’eau au ponton de l’anse. C’est là que nous avons rencontré Stéphane et Sophie. Nous avons sympathisé avec eux et reportons notre départ à plus tard car ils nous invitent à leur bord. Nous passons toute la journée  à bord d’Ortus, leur voilier. Le soir, nous pêcherons ensemble une cinquantaine de petits poissons que nous ferons en friture, excellent ! Le lendemain matin nous partons avec Stéphane et Paul (rencontré au Marin et retrouvé ici) pour une partie de pêche sous-marine. Au menu de midi, … carlets tropicaux. Nous repartons en milieu d’après-midi pour une nouvelle partie de pêche sous-marine où nous ramenerons cette fois-ci, poissons perroquets, poissons soldats, rougets et autres poissons coraliens.

Nous partons pour Case Pilote où nous attend un colis depuis deux semaines. De là nous quitterons la Martinique le 5 février pour rejoindre enfin Jean Philippe et Clara.

vendredi 25 mars 2011

Martinique

Nous sommes arrivés en Martinique le 5 février après une traversée au près serré depuis Rodney Bay. Nous avons jeté l’ancre au pied de la marina du Marin, qui est en plein travaux d’agrandissement.
En attendant l’arrivée de nos amis - Maëlle et Mick - nous avons fait le tour de la ville, qui présente peu d’intérêt mise à part son marché couvert où l’on trouve plein de fruits, légumes, punch et autres épices.


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Nous avons fait la rencontre de Patrick et Renée, propriétaires d’un catamaran de 40 pieds nommé SDF (Saltimbanque Des Flots). Ils revenaient de la côte est des Etats Unis d’où ils en retiraient une formidable expérience tant par les gens rencontré que par les paysages.
Quelques agréables après-midi et soirées ont été passé à leur côté. Quand Maëlle et Mick nous ont rejoints nous les avons présentés à SDF. Maëlle a beaucoup apprécié leur cata, elle a eu la chance - et aussi le courage ! - de monter en haut du mat à 23m de hauteur.

Les dix jours passés avec nos amis sur Avanti se sont passés à merveille. On s’inquiétait à l’idée de vivre à quatre à bord d’un si petit bateau, mais ils se sont parfaitement adaptés à la vie à bord.

Avec eux, nous sommes allés mouiller à Sainte Anne. La ville et ses alentours sont très sympas, on y a mangé notre premier poulet boucané (fumé) à la sauce créole, le premier d’une longue série !


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De là, nous avons emprunté les chemins côtiers qui nous ont menés à l’Anse Saline. Superbe plage sauvage où l’on s’est bien amusé dans les vagues.


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Ensuite appareillage pour les Anses d’Arlet. 


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Mick a barré Avanti sur quasiment toute la durée. Il a été très vite à l’aise à bord et apprend aussi très vite. L’ancre a été jetée à Grande Anse. Ce lieu abrite des tortues qui viennent « brouter » l’herbe des fonds marins. On a pu plonger et les observer de très près, magique !


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Ce mouillage a ensuite été le lieu de départ de nombreuses excursions à terre.


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Nous avons tout d’abord visité l’Habitation Clément, site très agréable et intéressant. Les premières machines à vapeur ont été conservées ainsi que l’ancienne maison familiale. On déambule dans un univers passé qui nous aide à mieux comprendre comment le rhum était originellement fabriqué. La plus belle pièce étant l’alambic de cuivre de plusieurs mètres de haut. C’est dans cet objet mystique que nait l’alcool qui va remplir les bouteilles de rhum Clément.

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Ensuite, nous sommes allés à la Rivière Couleuvre. Nous avons fait une ballade de deux heures,  plongés dans la forêt humide très dense et verte qui s’est terminée par une cascade très rafraichissante où nous nous sommes baignés. Au retour nous sommes allés à l’Anse Couleuvre, belle plage de sable noir.

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Sur le chemin du retour nous avons visité Saint Pierre et le Carbet, deux jolis bourgs aux maisons créoles typiques.

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A force d’allées venues avec notre annexe que nous accrochions sur le grillage d’une maison en bord de mer, nous avons sympathisés avec leurs locataires : Henri, Judith (sa femme), Noé (leur fils), Brigitte (leur amie) et Dorian (le copain de Noé).
Nous avons passés d’excellentes soirées chez eux. En discutant avec eux, nous nous sommes aperçu qu’ils connaissaient très bien le journaliste qui a écrit une note sur nous dans le Voiles et Voiliers de mars. Le monde est petit !

jeudi 24 mars 2011

Les nouvelles arrivent bientôt!

Nous sommes bien désolés de ce silence radio de plus d'un mois sur le site. On ne vous oublie pas pour autant! Nous mettrons très prochainement le site à jour de nos périgrinations dans les ìles antillaises.
Nous sommes en ce moment en Guadeloupe.

A très bientot!

samedi 19 février 2011

Visite de Sainte Lucie

Après une courte pause à la marina de Rodney Bay, nous sommes allés mouiller à l’extérieur dans la baie. Les travaux du portique du régulateur d’allure ont été effectués dès notre deuxième jour d’arrivée. "Chinaman" a fait du très bon travail même si cela nous a coûte 200€. Désormais nous pouvons avoir confiance en notre portique.
Avant de repartir naviguer pour visiter l’île, nous profitons du mouillage pour nous reposer. La fatigue accumulée pendant la traversée se fait ressentir. Le temps est magnifique, la mer est chaude, enfin nous pouvons sauter de notre bateau et nager de bon matin. Nous en rêvions et c’est vraiment magique. Ce temps passé au mouillage est nécessaire, la coque doit impérativement être  carénée.

Le 29 janvier, départ pour Castries, capitale de Sainte Lucie. Une heure de navigation à 5 nœuds suffira pour nous y rendre.  Nous nous amarrons à un coffre gratuit. A peine arrivés, nous montons  dans notre annexe et filons en ville à la découverte du marché. Pour ce rendre en ville nous devons passer devant le port des pêcheurs. Leurs bateaux de pêche, qui ressemblent à de grandes barques motorisées, sont tous très colorés. Sur le quai de la criée, une table est installée et les pêcheurs jouent aux dominos à l’ombre d’un auvent de fortune. Ils adorent y jouer.
La mendicité fatalement liée aux grandes villes est bien présente ici. Nous sommes sollicités à plusieurs reprises pour acheter des babioles.
Le marché est un nid à photos pour Maud. On est plongé dans un univers complètement nouveau, pour nous occidentaux. Il n’y a pas de règle pour les étalages de fruits et légumes. Cela peut être aussi bien à l’arrière d’un camion, au sol sur une palette ou sur une table de camping… On y resterait des heures à observer ces scènes de vie qui animent le marché. En revanche pas évident de savoir les prix puisqu’ils ne sont pas affichés. Chaque prix est définit en fonction de la tête du client et son expérience des prix. Ayant de quoi manger à bord nous achetons seulement une noix de coco fraîche, coupée devant nous et servie avec une paille. Rien de tel pour se désaltérer. Une fois le liquide bu, on peut manger l’intérieur dont la texture ressemble à du litchi avec un goût de noix de coco jeune. Nous achetons ensuite quelques épices.
Nous déambulons quelques temps dans les rues de la ville, visitons l’église où est célébré un mariage puis rentrons au bateau.

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Le 30 janvier, départ pour Marigot Bay. Une heure de navigation et nous y sommes. Nous jetons l’encre dans la baie. A peine arrivés qu’un homme dans son embarcation vient nous accoster. Il adore notre bateau et nous informe que le même est à vendre un peu plus loin.
Après avoir parlé avec lui, nous plongeons de notre bateau. L’eau est claire et les fonds marins sont très pauvres, le corail est mort. Marigot Bay offre peu de choses à voir. Un hôtel de luxe, quelques restaurants et une marina sont les seules attractions de ce mouillage. En fin de soirée, nous décidons de partir marcher un peu plus dans les terres. Les habitations des gens sont très petites et très colorées. Des chats et des poules rodent autour. Quelques habitations ont été détruites par le cyclone et reconstruites avec peu de moyens. Nous rentrons avant que la nuit ne tombe.

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Le 31 janvier, nous partons pour Soufrière.  Un boat boy nous guide jusqu’à  notre futur mouillage qui est très près de la plage. Il nous informe que le mouillage est autorisé dans cette zone, or nous voyons sur la plage une pancarte indiquant le contraire : Interdiction de mouiller dans cette zone sous peine d’une amende de 5000$ EC soit 1390€. Nous ne sommes pas tellement rassurés, nous allons donc au poste des douanes pour voir si nous sommes bien en règle. Le douanier nous assure que nous pouvons rester et nous donne une carte de l’île avec les endroits à visiter.
Nous partons donc à pied en direction des Sulphur Springs.  Après une 1h30 de marche au bord de la route, nous arrivons à destination. Sur le chemin, nous avons pu encore constater les dégâts causés par le cyclone du mois d’octobre : la route abimée, des arbres déracinés, des éboulements de terre…
Ne souhaitant pas faire la visite guidée du site, nous achetons seulement un ticket (≈ 7€ pour 2 pers) pour les bains chauds de soufre. Arrivés en fin de journée tous les touristes sont partis, nous sommes les seuls dans le bain. L’eau est à environ 40°, nous avons du mal à y entrer malgré la chaleur environnante. Nous en profitons pour nous faire un gommage de corps avec la boue riche en soufre. Deux jours après nous sentions toujours le soufre !

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Nous rentrons à pied au bateau bien fatigué mais avec une peau toute douce.
Le lendemain, nous visitons le Jardin Botanique (≈ 10€ pour 2 pers). Nous sommes surpris de la fraîcheur sous les arbres. Nous découvrons plein de nouvelles espèces de fleurs qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. Nous déambulons dans ce jardin pour arriver à une cascade.  L’aménagement y est très soigné.
L’après-midi nous partons à la découverte des fonds marins dans la réserve protégée. Nous trouvons les fonds bien mort. Nous ne sommes pas allés sur le site de plongée qui lui offre une faune et une flore beaucoup plus riche. Pour cela il faut avoir du matériel de plongée ou en louer et être accompagné d’un guide de plongée.

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Le 3 février nous rentrons directement à Rodney Bay. La navigation sera assez sport, nous sommes au près avec 20 à 25 nœuds de vent et surtout bien mouillés. Impossible de mettre notre veste de quart avec une chaleur pareille.
Nous restons seulement deux jours à Rodney Bay car en regardant la météo nous constatons que le vent va forcir. Nous devons quitter l’île à temps si nous ne voulons pas rester bloqué ici et manquer l’arrivée de nos amis Maelle et Mik en Martinique.
Nous quittons Sainte Lucie et partons à la découverte de notre deuxième île des Caraïbes, la Martinique.


dimanche 23 janvier 2011

Sainte Lucie

Première traversée de l’Atlantique accomplie! 

Nous sommes arrives ce matin à Rodney Bay/Sainte Lucie a 9h30 du matin heure locale. Nous sommes vannés! Le régulateur d’allure nous a finalement lâché 5 jours plus tôt, nous contraignant à nous relayer à la barre 24h/24. On vous le confirme, un régulateur d’allure c’est indispensable à bord. Mise à part quelques violents grains, ces derniers jours de traversée étaient moins pénibles que les précédents. La chaleur excessive de la journée nous obligeait à faire des quarts d’une demi-heure pour éviter de rôtir sous le soleil. 

L’atterrissage s’est très bien passé, nous avons commencé à voir les éclairages publics de la Martinique en début de nuit, puis de Sainte Lucie peut après. C’est au levé du soleil que nous avons découvert les formes ondulées de l’ile. La baie est magnifique et remplie de voiliers au mouillage. En remontant le chenal de la marina nous avons été salués par quelques habitants de l’ile près de leurs embarcations de pêche. Avant même de poser le pied sur l’ile, le dépaysement est total. 

Nous nous sommes directement rendus à Rodney Bay Marina pour passer la douane ou nous nous sommes déjà fait remarquer a cause de la petitesse de notre bateau. Le douanier nous demande : «Avez-vous traverse l’Atlantique avec ce petit bateau ? Oui. Vous êtes bien courageux !». Encore une fois, Avanti fait tout petit au milieu de tous ces grands bateaux de voyage. Nous nous sommes ensuite mis au ponton afin d’effectuer les réparations du portique du régulateur d’allure. 

Nous devons trouver un soudeur répondant au surnom cocasse de « Chinaman »… on vous tiendra au courant du succès de cette nouvelle aventure dans le prochain post. 

Mais pour l’heure, l’urgence numéro 1 est d’aller se ravitailler en fruits et légumes frais. Culinairement parlant nous n’avons quand même pas été malheureux pendant la traversée, grâce aux conserves faites par Maud et nos mamans. C’est quand même magique d’ouvrir un bon plat fait maison de légumes et de viande, prêt dans l’instant, en pleine mer. 

Pour ce qui est des fruits et des légumes embarqués, tout a tenu jusqu’au bout ; les choux ont duré 15 jours, les oranges et mandarines 20 jours et les pommes jusqu’au dernier jour. Le jambon de pays que l’on a acheté il y a 3 mois de ça à Cascais au Portugal est toujours en pleine forme, bien qu’ayant le cuissou bien entamé maintenant. Malgré les chaleurs à bord, cette viande n’a jamais tournée. 

Au niveau de la consommation d’eau douce à bord: sur les 374 litres embarqués à bord, nous en avons consommé 190 ce qui fait 3,3 litres par jour par personne. Cela comprend la consommation personnelle, la cuisine et les douches. 

Nous avons fait 2800 milles nautique en 29 jours et 17 heures, ce qui fait une moyenne de 4 nœuds, ce qui n’est pas si mal contenu de la première semaine de pétole désastreuse. Il faut dire que nous avons eu sur le reste de la traversée un alizé très soutenu. 

En conclusion, même si nous avons eu des moments parfois difficiles, nous sommes ravis de cette transat.

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mercredi 12 janvier 2011

Jour 18

Position: N 18 27.994 W 40 53.279

Il y a 5 jours de ca le temps a commencé à se gâter, nous apportant une
mer forte à très forte et un vent de force 6-7. Depuis lors, nous passons
le plus clair de notre temps cloitré à l'intérieur d'Avanti. La houle est
croisée et très inconfortable.
De temps à autre des déferlantes assez violentes viennent fouetter Avanti
sur le flan ou l'arrière, le couchant presque parfois. On entend alors le
grondement sourd de la déferlante passer sur nous, roulant sur le roof. A
deux ou trois reprises nous avons été surpris par l'une d'entre elles,
venant de nulle part, le panneau de pont et la descente ouverte, c'est
alors les chutes du Niagara à bord! Quelle joie d'éponger tout ca. On
comprend maintenant quand les coureurs au large disent se sentir comme
dans une machine à laver dans ces conditions là.
L'acharnement de ces masses d'eau a eu raison de notre régulateur d'
allure. La plaque inox le supportant est en train de s'arracher du
portique (voir photo). Heureusement, Maud s'est aperçue du problème à
temps, et Seb a pu faire un brelage de fortune qui devrait tenir bon
jusqu'à notre arrivée à Sainte Lucie. Un peu plus et nous perdions le
régulateur d'allure. C'est un élément extrêmement important à bord, c'est
lui qui barre Avanti nuit et jour, nous laissant le luxe de faire notre
veille depuis l'intérieur quand on se fait trop rincer dans le cockpit. La
perspective de barrer Avanti 24h/24 dans cette mer là ne nous enchante
guerre.
A mesure que nous progressons, la chaleur augmente toujours un peu plus.
Il fait 27 degrés le jour et 25 la nuit, ce qui nous force à laisser la
descente et le panneau de pont ouverts le plus possible. Car une fois tout
ferme l'air devient très vite lourd à bord. Mais gare aux déferlantes…
Hier dans une accalmie nous avons pu prendre notre 2eme vraie douche de la
traversée, les autres étant des toilettes de chat. Les seaux d'eau de mer
que l'on se déverse sur le corps font un bien fou. La température de l'eau
avoisine les 25 degrés. Le vent et le soleil nous sèchent rapidement.
Nos moyennes quotidiennes ont depuis augmenté; nous faisons 110 miles
nautiques par jour, notre record étant 136.
Si les conditions se maintiennent, nous pensons arriver a Sainte Lucie
dans 12 jours environ.

vendredi 7 janvier 2011

Bonne Annee a tous!

Position : N19 01.490 W 30 41.290

Merci a tous pour vos voeux laisses sur l'Iridium et notre site web. Ca
nous fait un immense plaisir de recevoir des nouvelles de chacun, a
fortiori en mer. Nous avons passe le Cap Vert et sommes desormais en route
directe vers les Antilles. Notre progression est satisfaisante, nous
faisons en moyenne 90 miles nautiques par jour. Les conditions meteo sont
bonnes, les alizes soufflent entre 10 et 15 nœuds, la houle est croisee
mais pas trop desagreable. Nous sommes plein vent arriere, les voiles en
ciseaux, le genois tangonne. La vie a bord se passe bien, nous profitons
du soleil dans le cockpit, devorons notre bibliotheque du bord et pechons
quand l'envie de poisson se fait sentir. Toujours pas de bateau a l'
horizon, nous evoluons dans un immense desert bleu. Et pourtant la vie
grouille autour de nous: nous avons tous les deux jours des visites de
dauphins ; la nuit nous pouvons apercevoir a la lampe torche des araignees
marchant a la surface de l'eau (c'est surprenant de voir ces etres
minuscules et fragiles vivre la, au milieu de nulle part) ; et des petits
oiseaux noir au vol nerveux qui viennent jouer autour d'Avanti.
Plus les jours passent, plus nous revons des Antilles. Pacience... plus
qu'une vingtaine de jours en mer.